Médiation

Dans un contentieux classique, le juge tranche.
Il dit le droit, il impose une solution.
C’est parfois nécessaire, mais pas toujours suffisant.

La médiation part d’un autre postulat : ce sont les parties elles-mêmes qui construisent l’issue de leur conflit, avec l’aide d’un tiers qui ne décide rien, mais crée les conditions du dialogue.
Ce que le contentieux fige, la médiation tente de le dénouer.
Ce qu’une décision impose, un accord permet de s’approprier.

Cette conviction est au cœur de ma pratique.
Elle ne m’a pas éloigné du droit, mais m’a rendu plus attentif à sa raison d’être.

Mes deux rôles en médiation

Les valeurs du serment de l’avocat – conscience, indépendance, probité, dignité et humanité – trouvent un terrain particulièrement propice dans la médiation.

J’y interviens dans deux rôles distincts, qui ne se confondent pas.

Vous êtes partie dans une médiation — je vous accompagne

La médiation n’est pas un espace sans avocat. C’est un espace où l’avocat intervient autrement.

Je connais votre dossier. Je connais votre situation, son histoire, ses enjeux — souvent depuis longtemps. Cette connaissance ne s’efface pas parce que le cadre change. Elle devient au contraire une ressource : elle me permet de vous aider à préparer la médiation, à identifier ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas, à mesurer la portée d’un accord avant de le signer.

Mais mon rôle va au-delà du conseil juridique.

La médiation est une démarche exigeante. Elle demande de sortir de la logique du combat, de parler autrement, parfois d’entendre des choses difficiles. Ce n’est pas évident. Avoir à ses côtés quelqu’un en qui on a confiance — un référent, un appui — n’est pas un luxe. C’est souvent ce qui permet d’aller jusqu’au bout.

Je suis là pour cela : vous préparer, vous soutenir, et veiller à ce que l’accord auquel vous parviendrez soit réellement le vôtre.

mediation - Une solution construite par les parties

Vous cherchez un médiateur — j'interviens comme tiers neutre

Le médiateur n’est ni un juge ni un arbitre. Il ne tranche pas. Il crée les conditions dans lesquelles les parties peuvent, elles-mêmes, trouver une issue — ce qui est souvent plus durable, et plus juste, qu’une décision imposée.

Ce rôle suppose une neutralité absolue. Je n’appartiens à aucune des parties, je n’ai pas d’intérêt dans le résultat. Mais la neutralité n’est pas la passivité : conduire une médiation demande de la rigueur, une écoute attentive, et une capacité à tenir le cadre quand la tension monte.

C’est cette pratique que de développe, en médiation judiciaire — désigné par le juge dans le cadre d’une instance en cours — comme en médiation conventionnelle, à la demande des parties elles-mêmes, avant ou en dehors de tout recours judiciaire. 

Je suis membre du CIMA — Centre Interprofessionnel de Médiation et d’Arbitrage — et en cours d’obtention d’un diplôme universitaire de médiation de l’Université Lumière Lyon 2.

Les conflits dans lesquels j’interviens sont souvent ceux où une relation préexiste au litige — et où elle mérite, si possible, de connaître une issue digne : conflits familiaux, en particulier lors de successions difficiles ; conflits de voisinage et de copropriété ; conflits entre partenaires commerciaux ou associés.

Cadre et garanties

La médiation repose sur des exigences sans lesquelles elle ne serait qu’une conversation : la confidentialité des échanges, qui permet à chacun de parler sans craindre que ses mots soient retournés contre lui ; la neutralité et l’impartialité du médiateur, qui n’appartient à aucune des parties et ne poursuit aucun résultat particulier ; la tenue d’un cadre rigoureux et équitable, qui structure sans contraindre.

Ces garanties ne sont pas des principes abstraits.
Elles sont les conditions concrètes dans lesquelles un dialogue devient possible entre des personnes qui, souvent, ne se font plus confiance.

Aller plus loin sur la Médiation


La médiation reste mal connue, souvent mal comprise. On y voit parfois un procès sans juge, ou un simple arrangement à l’amiable. 

Elle est autre chose, et soulève des questions pratiques, juridiques et humaines, qui justifient un regard particulier.

Que ce soit dans mes publications, dans des revues plus ou moins spécialisées, sur LinkedIn ou ailleurs, ou dans mes conférences, je partage régulièrement des analyses et des réflexions consacrées à la médiation, à ses usages et à son articulation avec le contentieux.

Vous trouverez, dans cette rubrique, tous mes articles publiés sur mon profil LinkedIn, et notamment : 

  • Des comptes-rendus de conférences, 
  • Des séries de posts autour d’un texte ou d’un sujet donné : sur le décret du 18 juillet 2025 (12 posts – juillet/août 2025) ; sur le rapport définitif du Conseil National de la Médiation (12 posts – avril/mai 2026)
  • Des posts ponctuels sur la posture de l’avocat en médiation, ou de manière générale, sur toute question intéressant l’amiable.
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