« 𝘊𝘢𝘳 𝘐𝘭 𝘥𝘪𝘵 𝘦𝘵 𝘭𝘢 𝘤𝘩𝘰𝘴𝘦 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘷𝘦, 𝘐𝘭 𝘰𝘳𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘦𝘵 𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘦𝘹𝘪𝘴𝘵𝘦 » (Ps. 33:9)
Le décret du 18 juillet 2025 entrera en vigueur le 1er septembre prochain.
Et tout change : le rôle du juge, l’instruction, l’expertise et le rôle des experts, l’unification de la conciliation et de la médiation, la force exécutoire des accords…
𝗨𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲́𝗱𝘂𝗿𝗲 𝗰𝗶𝘃𝗶𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗲́𝗲 ; 𝗺𝗶𝗲𝘂𝘅 : 𝗿𝗲𝗺𝗼𝗱𝗲𝗹𝗲́𝗲.
Six semaines pour tout intégrer, au coeur de l’été, nonobstant le droit au repos des gens de justice.
Et chacun, juge comme avocat, devra faire l’impossible pour être prêt, pour que cela fonctionne.
𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲, 𝘂𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́, 𝘀𝗼𝗶𝘁 𝗲𝗳𝗳𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗴𝗮𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁.
C’était l’objet de cette série estivale que de tenter de cibler les nouveautés, en mesurer les enjeux ; sans se priver d’un regard circonspect, voire critique.
Bien sûr, je ne conteste pas la réforme elle-même : elle était attendue, et nécessaire, face à la décrépitude du système judiciaire.
Mais la méthode, oui. Le rythme, surtout.
Imposer un basculement culturel à ce point précipité, c’est créer du flou, de l’anxiété, de l’insécurité.
C’est maltraiter les professionnels, sous couvert de progrès.
Et courir le risque qu’ils ne s’en saisissent pas, ou mal, et que l’entrée en vigueur se fasse dans la frustration et les grincements de dents.
À trop vouloir imposer l’amiable, on risque de le gâcher.
Alors qu’il est, par nature, antinomique tant de la contrainte que de la précipitation – formes de violence institutionnelle [📝 𝘕𝘰𝘵𝘦 𝘢̀ 𝘮𝘰𝘪-𝘮𝘦̂𝘮𝘦 : « 𝘚𝘢𝘮… 𝘵𝘢 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘯 𝘊𝘕𝘝 ! »].
Alors qu’il est voué à devenir l’espace d’un nouveau pacte de justice.
À condition qu’on laisse aux acteurs le temps d’en intégrer l’esprit, d’en assimiler les outils.
Las ! la critique ne semble pas admise, alors même qu’elle n’est ni gratuite, ni idéologique, et qu’elle émane d’un fervent partisan de l’amiable.
Sur ce réseau, il y a quelques jours, une anecdote révélatrice.
J’ai commenté un post enthousiaste de tel conseiller ministériel sur un décret visant à réglementer l’amiable dans le secteur aérien, en formulant (civilement) quelques menues interrogations sur la méthode et les objectifs.
Réponse : bloqué – pas blacklisté, ghosté.
(Sidération)
L’amiable, mais sans contradiction, surtout.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘂 𝗳𝗼𝗻𝗱… 𝗮𝘂 𝗱𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘀𝗽𝗿𝗶𝘁𝘀 𝗰𝗵𝗮𝗴𝗿𝗶𝗻𝘀 : 𝗹’𝗮𝗺𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻 𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲, 𝗲𝘁 𝗶𝗹 𝘀𝗲𝗿𝗮 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗲𝗻 𝗳𝗲𝗿𝗼𝗻𝘀 !

Allons-nous réussir cette médiation ?
Question lancinante.D’autant plus lorsque tout semble mal parti : un conflit ancien, des positions durcies, une méfiance qui se lit sur les visages avant même

