En ce 11 novembre, on commémore la fin de la guerre, on célèbre ceux qui sont morts, ceux qui ont donné leur vie pour que la vie puisse continuer.
Et la beauté de la vie, elle est dans ces mots de Jean Ferrat, chantés d’une voix claire et ouverte.
Ces mots résonnent plus fort encore pour celui qui désespère du combat judiciaire.
La statuaire républicaine montre la Justice porteuse d’un bandeau, symbole d’une impartialité qui ne regarde pas.
Pour autant, la Justice reste censée écouter, selon la vieille maxime 𝘢𝘶𝘥𝘪 𝘢𝘭𝘵𝘦𝘳𝘢𝘮 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘦𝘮 – écoute l’autre partie.
Mais elle est en panne, et ne le fait plus, ou alors à contre-temps, ou mal ; car le juge, cerné d’injonctions contradictoires, ne sait plus où donner de la tête.
Peinant à assurer son rôle de régulation sociale au regard des litiges qui lui sont présentés, elle peut encore moins répondre aux besoins de la vie réelle et concrète, aux attentes des justiciables.
L’amiable, lui, est au contraire le lieu qui permet de regarder à nouveau, d’écouter encore.
Il n’abolit pas le conflit, mais lui rend sa mesure humaine, par la mise en présence et la tentative de faire s’entendre les parties.
Ce n’est pas toujours la panacée, et il arrive que cela ne prenne pas, que cela échoue.
Parfois, il faut aller au prétoire et au procès, à cet exercice guerrier qui n’en reste pas moins mortifère, en dépit des règles de procédure censées le civiliser – le duel aussi avait ses règles.
À ceux qui participent à cette guerre – ceux qui la font, ceux qui l’arbitrent – de se maintenir en veille, d’exercer leur faculté de discernement, pour favoriser un retour à l’amiable chaque fois qu’une lueur renaît, que cela redevient possible.
Le décret du 18 juillet 2025 n’a rien inventé, mais il encourage cela : il faut savoir s’en saisir, résolument.
« 𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘣𝘦𝘢𝘶, 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘦. »
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🕊️ 𝘼𝙫𝙤𝙘𝙖𝙩 𝙘𝙞𝙫𝙞𝙡𝙞𝙨𝙩𝙚 𝙫𝙚𝙣𝙪 𝙙𝙪 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙚𝙣𝙩𝙞𝙚𝙪𝙭 𝙚𝙩 𝙛𝙤𝙧𝙢𝙚́ 𝙖̀ 𝙡𝙖 𝙢𝙚́𝙙𝙞𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙡’𝙖𝙢𝙞𝙖𝙗𝙡𝙚 𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙢𝙤𝙞 𝙪𝙣 𝙨𝙪𝙟𝙚𝙩, 𝙦𝙪𝙞 𝙫𝙖 𝙗𝙞𝙚𝙣 𝙖𝙪-𝙙𝙚𝙡𝙖̀ 𝙙’𝙪𝙣𝙚 𝙩𝙚𝙘𝙝𝙣𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙤𝙪 𝙙’𝙪𝙣 𝙙𝙚́𝙘𝙧𝙚𝙩. 𝙐𝙣 𝙚𝙣𝙟𝙚𝙪 𝙙𝙚 𝙘𝙞𝙩𝙤𝙮𝙚𝙣𝙣𝙚𝙩𝙚́.

Allons-nous réussir cette médiation ?
Question lancinante.D’autant plus lorsque tout semble mal parti : un conflit ancien, des positions durcies, une méfiance qui se lit sur les visages avant même

